Les branches professionnelles s’impliquent dans les abondements des CPF

Tout d’abord, les abondements co-construits sont liés à un dossier formation et l’attribution de ces abondements peut être automatisée sur l’application « Mon Compte Formation ». En effet, lorsque le coût de la formation est supérieur au montant des droits inscrits sur le compte, ce dernier peut faire l’objet d’abondements pour assurer le financement d’une formation. La Caisse des Dépôts paramètre le financement prévu dans le parcours Mon Compte Formation lors de la demande de formation du titulaire. L’abondement prévu est mobilisable par le titulaire du compte CPF en complémentarité de ses droits à formation dans le cas d’un reste à payer pour le financement de son projet. 

De leur côté, les financeurs définissent l’attribution des abondements qu’ils souhaitent mettre en place et ciblent la population visée, les formations concernées et précisent les modalités de prise en charge.

Au 18 juin 2021, deux opérateurs de compétences ont signé avec la Caisse des Dépôts : l’OPCO ATLAS et l’OPCO OCAPIAT.

ATLAS est le premier OPCO a signé une convention de partenariat avec la Caisse des Dépôts. Cette convention permet de répondre aux besoins de la branche professionnelle des bureaux d’études techniques. L’objectif de la branche est de favoriser l’accès à une certification choisie parmi 5 certificats de qualification professionnelle inscrits au RNCP et 7 certificats de compétences relatifs au management inscrits au RS. Le budget initial est de 250 000 euros pour les 6 derniers mois de l’année 2021.

L’OPCO OCAPIAT a également signé une convention d’abondement au CPF. Celle-ci est conclue au profit des projets des salariés de TPE/PME et du secteur alimentaire et comprend deux types d’abondements :

  • L’un destiné aux salariés des entreprises de moins de 50 salariés ;
  • L’autre destiné aux seuls salariés des entreprises cotisant au fonds conventionnel interbranches du secteur alimentaire.

Le budget alloué est de 5,2M d’euros pour abonder les CPF des salariés issus d’entreprises de moins de 50 salariés et de 1M d’euros au titre de l’abondement du secteur alimentaire (industrie agroalimentaire, coopération agricole et commerce agricole).

Références juridiques :

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